MA PÉTITION D’INTERVENTION URGENTE
au Premier Ministre, M. François Fillon
Monsieur le Premier Ministre,
Le Parlement doit voter au mois de novembre prochain
la Loi de Finances pour 2011.
Je demande, et c’est pour cela que je vous écris, que
la loi ne renouvelle pas l’aide de l’Etat aux associations
qui se donnent, entre autres, pour mission de faire du
conseil pour l’avortement.
L’année dernière la Loi de Finances pour 2010 avait décidé
de couper cette aide à la hauteur de 42%. Devant la réaction
du lobby radical de l’avortement, le gouvernement a
craqué et le Ministre du Travail, M. Brice Hortefeux, a promis
« qu’il n’y aura[it] ni fermeture ni abandon des centres locaux
du Planning familial » et « si cela s'avère nécessaire à abonder
telle ou telle ligne de crédits ».
Comme la plupart des Français, je ne veux pas que
mon argent soit utilisé pour donner des conseils en matière
d’avortement. Je vous prie donc de bien veiller à ce que
cette année l’aide de l’Etat – de nos impôts – ne soit pas renouvelée.
Il est scandaleux que des associations telles que le
Planning familial, avec ses 70 associations départementales
implantées sur tout le territoire, continuent à prodiguer, avec
l’argent de l’Etat, leurs « conseils » en matière d’avortement à
rien moins que 450.000 personnes chaque année dont beaucoup
sont dans une situation de faiblesse et de détresse.
Et il y a pire : non seulement le Planning
familial apprend aux femmes comment avorter en France,
mais aussi comment faire en cas de dépassement du délai légal :
« aller dans certains pays européens où la législation est différente ».
La stratégie du Planning familial et de ses associations-
soeurs est claire : asseoir le principe selon lequel c’est au
contribuable de financer les actions du lobby de l’avortement.
Car sans l’argent du contribuable le lobby de l’avortement
ne peut survivre, c’est un lobby très minoritaire, qui vieillit,
et surtout qui n’a pas de racines dans l’opinion.
Or, en tant que contribuable, je suis totalement opposé(e) à ce principe !
Je suis convaincu(e) que l’argent du contribuable
serait mieux employé à proposer aux futures mères une
alternative qui leur permette de garder l’enfant qu’elles
portent plutôt que de le sacrifier.
Monsieur le Premier Ministre, on est déjà allé trop loin. Il
est temps que le droit à la vie, dès la conception, récupère
toute sa vigueur. Et que la France soit en première ligne dans
ce combat.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression
de toute ma considération.
Date : Signature :
MA PÉTITION D’INTERVENTION URGENTE
au Ministre du Budget, M. François Baroin
Monsieur le Ministre,
Le Parlement doit voter au mois de novembre prochain
la Loi de Finances pour 2011.
Je demande, et c’est pour cela que je vous écris, que
la loi ne renouvelle pas l’aide de l’Etat aux associations
qui se donnent, entre autres, pour mission de faire du
conseil pour l’avortement.
L’année dernière la Loi de Finances pour 2010 avait décidé
de couper cette aide à la hauteur de 42%. Devant la réaction
du lobby radical de l’avortement, le gouvernement a
craqué et le Ministre du Travail, M. Brice Hortefeux, a promis
« qu’il n’y aura[it] ni fermeture ni abandon des centres locaux
du Planning familial » et « si cela s'avère nécessaire à abonder
telle ou telle ligne de crédits ».
Comme la plupart des Français, je ne veux pas que
mon argent soit utilisé pour donner des conseils en matière
d’avortement. Je vous prie donc de bien veiller à ce que
cette année l’aide de l’Etat – de nos impôts – ne soit pas renouvelée.
Il est scandaleux que des associations telles que le
Planning familial, avec ses 70 associations départementales
implantées sur tout le territoire, continuent à prodiguer, avec
l’argent de l’Etat, leurs « conseils » en matière d’avortement à
rien moins que 450.000 personnes chaque année dont beaucoup
sont dans une situation de faiblesse et de détresse.
Et il y a pire : non seulement le Planning
familial apprend aux femmes comment avorter en France, mais aussi
comment faire en cas de dépassement du délai légal : « aller
dans certains pays européens où la législation est différente ».
La stratégie du Planning familial et de ses associations-
soeurs est claire : asseoir le principe selon lequel c’est au
contribuable de financer les actions du lobby de l’avortement.
Car sans l’argent du contribuable le lobby de l’avortement
ne peut survivre, c’est un lobby très minoritaire, qui vieillit,
et surtout qui n’a pas de racines dans l’opinion.
Or, en tant que contribuable, je suis totalement opposé(e) à ce principe !
Je suis convaincu(e) que l’argent du contribuable
serait mieux employé à proposer aux futures mères une
alternative qui leur permette de garder l’enfant qu’elles
portent plutôt que de le sacrifier.
Monsieur le Ministre, on est déjà allé trop loin. Il est
temps que le droit à la vie, dès la conception, récupère toute
sa vigueur. Et que la France soit en première ligne dans ce
combat.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression
de ma considération.
Date : Signature :
Conformément à la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978, vous pouvez obtenir la modification des informations vous
concernant sur simple demande écrite de votre part. L’association Droit de Naître peut être amenée à communiquer vos coordonnées
à d’autres organismes agréés par elle. Vous pouvez également vous y opposer en nous écrivant.
Merci de nous envoyer les pétitions à Droit de Naître.
La campagne de pétition est finie , le 9 novembre l'association a remis une lettre au Premier Ministre François Fillon avec 3473 pétitions et au Ministre du Budget François Baroin avec 3597 pétitions , la lettre est publié ici pour information.
Le 8 novembre 2010
Monsieur François FILLON
Premier Ministre
Hôtel Matignon
57 rue de Varennes
75007 PARIS
Monsieur le Premier Ministre,
J’ai l’honneur de vous remettre la pétition ci-jointe, signée par 3 473 relais locaux de Droit de Naître qui viennent de se mobiliser en un temps record de moins d’un mois dans toute la France.
Ils sollicitent votre haute intervention afin que le Budget de l’État pour l’année 2011 ne reconduise pas les subventions publiques aux organismes qui pratiquent des activités de conseil en matière d’avortement tel que les centres de planning familial.
§ Fin 2008, dans la discussion du Budget de l’État 2009, l’Assemblée Nationale avait réduit 42% de la subvention aux associations de planning familial. Dès janvier 2009, le lobby de l’avortement avait poussé des cris d’orfraie et appelé Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, à continuer à se battre pour rétablir ces crédits.
Par l’envoi de pétitions, Droit de Naître avait au contraire demandé la suppression complète de la subvention. Hélas, M. Brice Hortefeux, ministre du Travail, promit alors « qu’il n’y aura[it] ni fermeture ni abandon des centres locaux du Planning familial » et « si cela s'avér[ait] nécessaire à abonder telle ou telle ligne de crédits ».Le 11 mars 2009, le ministre du Travail et le ministre de la Santé signèrent un protocole rétablissant les subventions au planning familial.
Et en 2010, l’argent du contribuable a abondé pour 3 500 000,00 euros le financement des opérations menées par les associations radicales appartenant au lobby pro-avortement.
Le Gouvernement dispose donc de toute la latitude nécessaire pour supprimer une aide publique attribuée non par les députés mais des ministres dans le cadre de la compétence règlementaire, et sous la pression.
Les souscripteurs de la pétition demandent votre intervention dans le cadre de votre compétence, en usant des pouvoirs qui sont les vôtres comme Premier Ministre, et de votre influence comme Chef de gouvernement en poste depuis trois ans en temps de crise.
§ En ces temps de restrictions budgétaires sévères comme celles auxquelles nous assistons justement dans plusieurs domaines – y compris certains de grande importance – proroger le budget alloué aux associations de conseil en avortements résonnerait comme un grave parti pris idéologique.
Mme Roselyne Bachelot s’est bien entendu comportée en militante pro-avortement quand elle a déclaré au Sénat, le 15 juin 2010 :
« Très tôt, je me suis engagée dans la défense de la cause des femmes : nous avons mené de nombreux combats pour que les femmes disposent de leur corps (…) Je salue les centres du Planning familial, leur implication est exemplaire pour assurer la gratuité et la confidentialité de la contraception (...) Les crédits qui sont attribués aux associations travaillant en ce domaine ne seront pas réduits. »
Mais un ministre ne fait pas le gouvernement, et le Gouvernement de la France ne peut passer pour l’otage d’un lobby. Par ailleurs, sans un signe politique fort venant du Gouvernement, la France ne verra pas diminuer le chiffre ahurissant de 220 000 à 230 000 avortements par an.
§ Personne ne conteste que l’argent du contribuable doive servir l’intérêt général. Mais doit-il servir à une œuvre de mort ?
Pour les amis et bienfaiteurs de Droit de Naître, l’avortement n’est pas une activité d’intérêt général, inspiratrice d’ordre social, mais de nocivité générale, génératrice de désordres moraux durables, et de chaos familial et social.
C’est pourquoi les signataires de la pétition de Droit de Naître réclament que le Budget de l’État pour l’année 2011 ne vienne pas irriguer avec l’argent de leurs impôts une activité qui, bon an mal an, enseigne à donner la mort avant même de donner la vie.
Ils affirment que l’argent du contribuable devrait être au contraire employé à proposer aux futures mères une alternative les aidant à garder l’enfant qu’elles portent au lieu de le tuer.
§ Dans sa déclaration du 28 octobre dernier, le Pape Benoît XVI a été clair :
« Il serait totalement faux et illusoire de baser une quelconque défense des droits humains politiques, économiques et sociaux sur autre chose qu’une énergique défense du droit à la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle (cf. Christifideles laici, 38) (…)
« Cela signifie aussi qu’en certaines occasions, les pasteurs doivent vraiment rappeler à tous les citoyens le droit, qui est aussi un devoir, d’user librement de leur propre vote pour la promotion du bien commun (cf. Gaudium et Spes, 75).
« Ce n’est qu’en respectant, promouvant et enseignant infatigablement la nature transcendante de la personne humaine qu’une société peut être construite. Ainsi, Dieu doit avoir sa place également dans la sphère publique, nominativement dans ses dimensions culturelle, sociale, économique et particulièrement politique » (Caritas in veritate, 56) [traduit par mes soins].
Le Pape ne fait pas ici œuvre de conviction personnelle, mais donne des directives. Aussi, répondre à la demande de Droit de Naître qui agit depuis 1995 dans ce sens honorera votre Gouvernement, mais lui permettra aussi d’intéresser aux élections à venir des secteurs d’opinion qui se sont révélés dernièrement désabusés, le fossé s’étant creusé entre la France d’en bas et ses élites.
Le lobby de l’avortement est, lui, minoritaire, marginal, vieillissant et s’il essaye désespérément d’obtenir que l’avortement soit pratiqué en médecine de ville, c’est qu’il ne trouve pas de relève dans la nouvelle génération de médecins pour exercer une activité notoirement « peu gratifiante » et, qu’on le veuille ou non, source de méfiance dans le public. Ce lobby a nécessairement des réseaux, mais pas de racines dans l’opinion.
Le Gouvernement ferait donc un faux calcul s’il croyait gagner plus de votes en favorisant l’avortement qu’en s’y opposant
Dans une France qui s’écarte de plus en plus de la mentalité soixante-huitarde d’où nous est venu l’avortement, et alors que le Pape vient de rappeler le devoir des élites en la matière, Droit de Naître pense que le Gouvernement ne peut perdre cette occasion de réconcilier la loi française avec la raison et la morale les plus élémentaires. Il est temps que le droit à la vie de chaque enfant dans le sein de sa mère reprenne sa place dans la société française.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de toute ma considération.
Modesto FERNANDEZ
Président