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ÉDITORIAL

 

« On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante. » (Benoît XVI, 16 septembre 2006)

 

L'éditorial de Droit de Naître

 

A Madame Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Madame le Ministre,

La récente publication des statistiques de l'IGAS braque de nouveau le projecteur sur l'échec accablant de la politique gouvernementale relative à la contraception, avec, pour lourde conséquence, la perpétuation du massacre des innocents qui, quoi qu'on en dise, sont des êtres humains en bonne et due forme, dès la conception.

Il nous paraît aussi important d'appeler une fois de plus votre attention sur les drames psychologiques vécus par de toutes jeunes filles qui, enceintes "par accident", sont guidées vers la suppression de leur bébé, la plupart du temps consécutive à la publicité d'associations honteusement subventionnées par l'argent public.

Droit de Naître analyse ainsi le raisonnement tel qu'il a été publié, sans démenti du Gouvernement, par l'AFP et Le Monde du 2 février :

La logique nous y paraît gravement offensée.

D'abord parce que si tant de jeunes filles sont enceintes et avortent, c'est bien en raison d'une attitude sexuelle irresponsable : et pourquoi votre premier regard ne se tourne-t-il pas vers l'enseignement sexuel délétère à l'origine duquel on trouve l'esprit de Mai 68 avec lequel M. Sarkozy a promis de faire rupture ?

Ensuite parce qu'on fait semblant d'oublier que si tant d'enseignants évitent d'enseigner la sexualité à leurs élèves, c'est que ce n'est tout simplement pas leur vocation !

Mais non, on va dans le mur et tout se passe comme si — mais peut-être me démentirez-vous — vous appuyiez sur l'accélérateur dans la mesure où votre proposition conclut à encore plus d'irresponsabilité sexuelle et donc à encore plus d'avortements à la clef.

Droit de Naître se permet de vous appeler à faire cesser ces pratiques afin de converger en premier lieu vers un niveau statistique comparable à celui des autres membres de l'Union européenne, puis de devenir une tête de file dans la reconquête de la dignité des jeunes filles et des femmes.

Nos jeunes enfants sont les premières victimes d'une confusion sémantique que "Le Monde" a lui-même éventée dans son article du 2 février 2010. Il parle en effet à plusieurs reprises "d'éducation à la sexualité".

Autrefois, et non sans hypocrisie, on disait "éducation sexuelle" ; mais tout le monde le comprend maintenant : l'État a la prétention de bercer le landau de nos enfants... du bout de ses doigts de fer !

Non, Madame le Ministre, "enseignement" n'est pas "éducation" et ce n'est pas à l'enseignement public pas plus que privé de s'immiscer dans un domaine que les parents entendent se réserver !

Et si par hasard certains parents se trouvaient gênés d'en parler avec leurs enfants — ainsi que la presse l'a saisi comme motif (prétexte ?) pour mettre les professeurs à contribution — il ne manquera jamais dans l'entourage de ces parents un prêtre, une religieuse ou un éducateur laïc à même de le faire avec tact.

Laissez aux enseignants la responsabilité de l'enseignement.
Laissez aux parents leur mission reçue de la nature : former moralement leurs enfants.

Leurs caractères seront ainsi forgés pour affronter à leur tour leurs responsabilités d'adultes et de parents. Et en cas d'échec seulement, intervenez pour les rappeler à leurs devoirs. Ainsi vous aurez respecté le principe sacro-saint de subsidiarité.

Dans le cas contraire, l'opinion publique en déduirait que c'est la morale familiale qu'on veut détruire et que la fameuse "éducation à la sexualité" est le petit soldat qui en a été chargé.

Aujourd'hui une agression "tous azimuts" est menée par les adversaires de la vie, par une publicité omniprésente et invasive, par la tentative permanente — sous prétexte d'information — de montrer aux jeunes enfants des pratiques susceptibles de les troubler ou, pire, de les heurter. En face, seule la famille et, pour nombre de nos concitoyens, la Religion, sont les garde-fou des Français aujourd'hui.

Permettez-nous, Madame le Ministre, de vous suggérer une voie conforme à notre vieille civilisation. Une jeune fille ne risque la grossesse que si elle pratique l'acte sexuel — "précautions" ou pas — et un jeune garçon ne risque de mettre une amie dans un tel état que s'il n'a pas appris le courage de la respecter.

Il est urgent de mettre en œuvre une politique plus saine afin de retrouver les sourires sur les lèvres de nos jeunes et leur donner l'espérance d'une vie épanouie.

Ne distribuez pas de contraceptifs aux jeunes filles, mais distribuez aux jeunes garçons la consigne de la sagesse en attendant l'âge adulte.

Et si une jeune fille se trouve dans une situation angoissante, ne la poussez pas à avorter, mais entourez-la d'amour, c'est ce dont elle aura le plus besoin.

 

 

Une écoute en cas de besoin, de détresse: le numéro vert de Droit de Naître   0800 880 521.

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