Communiqué 2 décembre 2011

 Dans une résolution visant à contenir le sida, le Parlement européen fixe l'avortement comme un des objectifs de l'U.E.  Communiqué, 2 décembre 2011 

Le Parlement européen vient d’adopter à 454 voix contre 86, le 1er décembre 2011, une résolution pour lutter contre le sida... où il recommande de légaliser l'avortement !

 

Il y proclame comme essentiel le développement de programmes de « santé sexuelle et reproductive » dans les Etats membres de l'Union européenne, et les pays voisins (comprendre : ceux qui prétendraient aux avantages financiers de l'UE).

 Le paragraphe 22 demande « à la Commission et au Conseil de garantir l'accès à des services, des informations et du matériel de santé sexuelle et génésique complets et de qualité ; ( notamment ) des conseils, dépistages et traitements confidentiels et volontaires contre le sida et toutes autres infections sexuellement transmissibles ; la prévention des grossesses non désirées; un accès équitable et abordable aux contraceptifs, y compris la contraception d'urgence ; un avortement sûr et légal, y compris des soins après avortement »…
 

Que diable vient faire l'avortement dans la lutte contre le sida ?

 

En 2010, dans la région Ile-de-France, « il y a eu 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels masculins que chez les hétérosexuels » (cf. le site Yagg du 30/11/2011, lu sur Chrétienté Info du même jour): l’épidémie est donc largement prépondérante chez une certaine catégorie d'hommes, quand l'avortement ne concerne que les femmes !

La tartufferie est manifeste, et la fuite en avant idéologique continue vers l’avortement à tout va.

Le paragraphe 22-5 devait passer en catimini, sans crier gare. C'était sans compter avec des réactions de mécontentement montées de plusieurs pays d’Europe. Aussi n'a-t-il reçu que 369 votes contre 206 (et 28 abstentions).

Ecoutant l'opinion publique, tous les députés européens représentant l’Espagne (membres du PP) ont voté contre*. Hélas, seul un petit nombre de parlementaires français ont fait écho aux répercussions venues de la France d'en bas.

Il est vrai que les citoyens français ont pris l’habitude de compter pour du beurre aux yeux de leurs représentants. Ceux-ci doivent se méfier, ils creusent le fossé entre eux et leurs électeurs.

A la veille d’échéances majeures, ils refusent d’évoluer et ne voient pas que c’est jusqu’au PS que l’on songe à mettre au programme de notables restrictions à la légalisation de l’avortement.

Droit de Naître proteste avec force contre cette politique à courte vue, si intolérante avec la dignité humaine des  220 000 enfants à naître assassinés chaque année. 

*Errata : D'après le compte-rendu officiel de la session du Parlement européen du 01/12/2011, seulement 11 députes espagnols du PP ont voté contre le rapport parlementaire qui promeut l'avortement comme moyen de lutte contre le Sida. Les 12 autres espagnols de ce groupe parlementaire ce sont simplement abstenus..